
LE BIEN NÉ OU LE MÉPRIS DE L’HÉRITAGE
MISE EN SCÈNE
AUDREY BERTRAND, LAURENT CAZANAVE
TEXTE:
LAURENT CAZANAVE
AVEC
LAURENT CAZANAVE, HÉLÈNE CHEVALLIER, EN COURS
Alceste, quarante ans, a hérité d'un immeuble dont il tire ses revenus. Il n'a rien construit, mais se considère comme un homme méritant, lucide et responsable. Avare comme Harpagon, misanthrope comme le héros de Molière dont il porte le nom, il fait de sa franchise une arme et de son avarice un principe moral.
Lorsque la toiture menace de rendre plusieurs logements insalubres, 55 000 euros de travaux deviennent urgents. Alceste pourrait les financer sans se mettre en difficulté. Il refuse pourtant de toucher à son capital, envisage de vendre, et accuse ses locataires, Marianne et Orgon, d'être responsables de leurs propres difficultés. Il mêle faits réels, suppositions et reproches injustes, convaincu de ne faire qu'appliquer les règles.
Célimène, sa femme, s'oppose à lui. Elle a connu l'homme qu'il était avant l'héritage. Mais elle n'est pas extérieure au système qu'elle dénonce : elle profite elle aussi du confort que procure le patrimoine familial, et doit mesurer ce qu'elle est prête à perdre pour défendre ses convictions.
